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Momenta – Les Rencontres d’Arles

Divers lieux – Arles
01 juillet 2019 - 22 septembre 2019

Momenta - Arles 2019
Yann Pocreau Cathédrale, 2013. Photographié par Maxime Boisvert. Avec l’aimable autorisation de la Galerie Simon Blais, Montréal. Collection du Musée d’art contemporain de Montréal.
Yann Pocreau Cathédrale, 2013. Photographié par Maxime Boisvert. Avec l’aimable autorisation de la Galerie Simon Blais, Montréal. Collection du Musée d’art contemporain de Montréal.
Guillaume Simoneau, Untitled (after the fight 01), Takeo city, Saga prefecture, Japan, 2016. Courtesy of Guillaume Simoneau Mack, London and Stephen Bulger Gallery, Toronto.
Guillaume Simoneau, Untitled (after the fight 01), Takeo city, Saga prefecture, Japan, 2016. Courtesy of Guillaume Simoneau Mack, London and Stephen Bulger Gallery, Toronto.

Momenta (Biennale de l’image de Montréal) s’associe aux prestigieuses Rencontres de la photographie d’Arles pour présenter deux expositions solos inédites des artistes canadiens Yann Pocreau et Guillaume Simoneau.

Yann Pocreau crée des mises en scène où il manipule la lumière, en faisant un médium à part entière. Il l’investit comme sujet vivant et explore son effet sur la trame narrative des images. Avec Cathédrale, Pocreau déploie une installation immersive qui reproduit la présence de la lumière telle qu’elle pourrait se manifester dans ce type de lieu. Elle est composée d’une photographie monumentale de l’intérieur d’une cathédrale gothique perforée de façon à laisser pénétrer la lumière. Aux prémices de l’oeuvre se rencontre le fantasme de l’artiste de photographier cet instant quasi mystique du rayon lumineux qui se fraie un chemin à travers les vitraux, ce moment où s’épandent dans l’espace sa chaleur et sa luminance.

Cathédrale projette un univers fantasmé où la fragilité, la mémoire et l’histoire se rencontrent. L’image d’un lieu de culte, sortie de sa planéité, se transforme en un théâtre aux allures à la fois apocalyptiques et poétiques, dans lequel l’acte accueilli est celui-là même de la lumière.

Cathédrale projette un univers fantasmé où la fragilité, la mémoire et l’histoire se rencontrent. L’image d’un lieu de culte, sortie de sa planéité, se transforme en un théâtre aux allures à la fois apocalyptiques et poétiques, dans lequel l’acte accueilli est celui-là même de la lumière.

Guillaume Simoneau élabore des récits fragmentés et personnels par la photographie. Ses oeuvres se racontent dans une narration non linéaire où les faits font place aux perspectives, et les vérités, aux opinions. Réalisée au Japon, la série Murder (2016-2019) croise différents rapports poétiques et symboliques aux oiseaux, où l’animal devient à la fois l’ami, l’alter ego, le protagoniste. Avec ce travail, Simoneau met en dialogue les photographies de sa mère, Jeanne d’Arc Fournier, avec la série iconique Karasu [Ravens] du photographe japonais Masahisa Fukase, qui occupe une place majeure dans l’histoire de la photographie.

L’oeuvre de Simoneau, contrairement à celle de Fukase, n’est pas empreinte d’angoisse existentialiste : elle montre plutôt une fascination pour les situations où la vulnérabilité et la puissance se côtoient. Avec cet hommage au photographe disparu, l’artiste se réfère au maître japonais à la fois de façon poétique et violente. Ce lexique de violence, hérité de Fukase, devient à son tour le mode par lequel Simoneau défie ce même héritage.

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Lieu

Divers lieux – Arles
Cathédrale, Arles

Itinéraire
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